Retour sur Patreon

C’est la rentrée et voici quelques nouvelles de mon Patreon, longtemps resté inactif suite à mes soucis de santé.

Comme dans ma volonté première, mon Patreon sera surtout employé pour poster la progression de STIGMA et de La petite chapardeuse, deux projets de bandes dessinées distincts. Les réseaux sociaux ne conviennent qu’à moitié car je m’éparpille facilement. Il y a certes la possibilité de créer des albums, mais entre un dessin random, une news où je revois le code de mes sites et une note de blog, distinguer quel dessin fait parti ou non de tel projet BD peut vite devenir laborieux. Ceci dit, ma page facebook sera toujours le foutoir absolu et mon blog toujours présent comme portfolio et pour partager des informations importantes. La différence, c’est qu’il y aura maintenant un coin exclusivement réservé à l’avancement de STIGMA et de La petite chapardeuse avec des captures d’écran et des photos de mon plan de travail.

 

Comment ça fonctionne ?

On m’a souvent posé la question et je vais essayer au mieux d’expliquer la manière dont j’emploie mon Patreon. Quand vous visitez la page, trois options se présentent avec les descriptions suivantes :

Pledge $1 ou plus par mois

Merci beaucoup !
A chaque goal atteint, vous recevez la récompense mentionnée dans le goal.

Pledge $3 ou plus par mois

Vous recevez un Ex-Libris A5 signé et numéroté par année.
A chaque goal atteint, vous recevez la récompense mentionnée dans le goal.

Pledge $5 ou plus par mois

Vous recevez DEUX Ex-Libris A5 signés et numérotés par année.
A chaque goal atteint, vous recevez la récompense mentionnée dans le goal.

Ces trois options proposent des contreparties fixes en échange d’une donation mensuelle. Les goals, ce sont les objectifs de revenu que je cherche à atteindre. En ce moment, j’ai trois formidables donateurs qui me permettent d’avoir un revenu mensuel à $11, mais s’il y a davantage de monde, les goals suivants pourront être débloqués et chaque mécène pourra toucher la contrepartie mentionnée.

  • $20 par mois : Chaque mécène reçoit une carte postale de remerciement écrite la main ^_^
  • $50 par mois : Chaque mécène reçoit un adorable magnet de La petite chapardeuse.

patreon-magnet-chapardeuse

Tous les goals ne sont pas annoncés car ils dépendent de mes dessins et de mes envies du moment. Dans un premier temps, il s’agira de goodies simples que je tâcherai de varier. Plus il y aura donc de mécènes, plus il me sera possible de proposer des contreparties complexes comme des livres, des jeux de cartes ou même une boîte de cookies ! En attendant, je commence tout petit, étape par étape et avec des paliers accessibles pour que tout le monde soit gagnant.

 

Les rendez-vous à ne pas manquer !

Soyez attentifs, afin de garder un bon rythme, je m’engage à publier chaque jeudi une progression de La petite chapardeuse et chaque vendredi une progression de STIGMA. Je vais probablement le regretter, mais ça m’obligera à ne pas perdre de vue mes objectifs.

Donc voilà, je compte sur mon Patreon pour me motiver, pour avoir une source de revenu supplémentaire et pour assouvir mon désir d’objets dérivés.

Un peu plus de détails…

J’avais évoqué dans ma note précédente que j’avais rencontré des soucis de santé en 2016, ce qui a eu un impact sur mon travail et mon moral. Je me sens aujourd’hui capable d’en parler un peu plus en détail et révéler que ma fatigue n’était autre qu’un burn out.

 

Pour faire simple, j’étais sous un stresse constant lié à mon travail, ce qui ralentissait progressivement ma productivité. Pour rattraper les retards occasionnés, je m’accordais de moins en moins de pauses, et sans m’en rendre compte, j’aggravais mon état de santé car je ne me reposais pas assez, voire pas du tout. Je devenais donc de plus en plus lente avec des délais qui me paraissaient de plus en plus impossibles à tenir.

Dessiner énergiquement pendant 5 minutes signifiait m’écrouler de fatigue les quatre heures suivantes. Les jours où je me pensais rétablie je m’acharnais à dessiner avec la mauvaise surprise des quatre jours suivants affalée dans le lit, incapable de faire quoi que ce soit de constructif. Réaliser un dessin, même très simpliste, en une journée, c’était devenu me demander de rester en apnée pendant une heure. Le moindre petit truc à la con me demandait une énergie énorme et me rendait inactive les heures suivantes. Pire encore, je m’accusais, avec la peur au ventre, de devenir fainéante. Et ce même après des tests sanguins qui ne révélèrent aucune carence, je me suis auto-convaincue que c’était moi qui exagérais et n’ai fait qu’empirer encore mon état.

Quand le diagnostic chez un psychologue tomba, le nécessaire fut pris pour que je puisse me rétablir. En l’occurence cesser de travailler et sortir du contrat d’édition signé chez Dargaud.

 

Toutefois, un burn out, ça se guérit avec du temps, BEAUCOUP de temps. Je pense que dans mon cas, il m’aura fallu un peu moins d’une année pour m’en remettre. Depuis début mai, suite à une rencontre avec Cosey qui m’a beaucoup remotivée, je constate que j’arrive à nouveau dessiner de manière efficace sans que ça ne traîne pendant des mois et des mois. Mon optimisme veut me faire croire que je suis à nouveau opérationnelle, mais j’avoue que par prudence, je reste un peu sceptique. Je vais certes beaucoup mieux, mais je garde en tête que mon énergie est précieuse et que je ne peux la gaspiller à tout va pour n’importe quoi ou n’importe qui.

Pendant cette longue période de rétablissement, il y a eu des moments de crise où je voulais simplement bazarder tous mes comptes sur les réseaux sociaux ou plus concrètement, il m’est arrivé d’hacher dans mes contacts facebook. Une longue période qui m’aura aussi fait réfléchir et conclure que je n’avais plus envie de travailler pour les autres. Constater que mes projets traînaient encore et toujours derrière moi me frustrait et n’avoir jamais une seule page BD finie, la dèche absolue. Pour cause, je visualise avec plaisir le potentiel d’un projet, comment le concrétiser et aider son propriétaire à atteindre ses objectifs. Bien que j’ai acquis de l’expérience à travers mes différents mandats ainsi que des bons contacts, je dois me rappeler que si j’ai appris à dessiner et à écrire, c’est avant tout pour mettre en image mes propres projets. Cependant, envers moi-même, je ne suis gère douée. Par exemple, j’avais annoncé sur facebook ma volonté de monter un recueil de dessins dans l’idée que ça m’aidera à aller de l’avant. Cependant, si je veux vraiment réaliser mes bandes dessinées, je ne dois pas me perdre avec des projets annexes, même si ce sont les miens. Du coup, je ne sais pas si je vais poursuivre cette idée même si je l’aime bien et que j’ai commencé sa maquette.

 

Donc voilà, il est temps que je me dise que j’ai tous les outils en main MAINTENANT pour concrétiser ce qui me tient vraiment à coeur.

Donc voilà, depuis peu, j’ai l’impression que les choses avancent. Oser finaliser les premières pages de STIGMA sera un cap très important pour moi. J’ai repris son dossier éditorial très récemment et si tout se passe bien, non seulement je vais l’envoyer à des éditeurs potentiels, mais aussi je vais pouvoir vous montrer ENFIN ses trois premières planches FINIES.

Donc voilà, tous ces derniers mois depuis 2016, ce n’est pas une période dont je suis fière et il ne tient qu’à moi de ne pas répéter les mêmes erreurs. J’espère vraiment à personne de passer par un burn out et j’encourage à chacun d’oser prendre le temps de se consacrer à ses propres projets.

burn out

Bilan 2016, objectifs 2017

2016 aura été pour moi une année sous le signe de la fatigue, si bien que pour des raisons de santé, j’ai décidé en septembre d’arrêter définitivement de travailler sur la BD « Mais où est passée ma femme ? » signée chez les éditions Dargaud.

J’ignore si mon storyboard sera conservé ou si un autre dessinateur poursuivra le projet. Dans tous les cas, mon intermédiaire a été très compréhensif de ma situation et je me porte de mieux en mieux chaque jour. Ce n’est pas encore l’idéal, mais au moins je suis à présent capable d’exécuter des tâches simples comme sortir faire les courses sans être écroulée les deux jours suivants.

Mon repos forcé m’aura permis non seulement de revoir des amis de longues date, mais aussi d’un peu mieux restructurer mon avenir, mes projets.

 

STIGMA aura mûri avec des personnages et des scènes mieux réfléchis. Mon objectif cette année sera de finaliser une bonne fois pour toutes ses fichues premières planches et de placer peu à peu du contenu à jour sur le site officiel.


La petite chapardeuse aura eu droit à une out line pour une histoire de 46 planches. Mon objectif sera d’achever son dossier éditorial dans les mois à venir.


Grobball aura eu droit à un premier chemin de fer. Il s’agit d’un projet BD en pleine gestation qui va me demander beaucoup (vraiment beaucoup) de neurones pour écrire les dialogues.


Audrey et Samuel (titre facultatif) aura eu droit à un storyboard de 19 pages d’après un texte de Reven Niaga, autour de son projet Oséamune. Je ne sais pas encore sur quel style graphique m’appuyer pour une version finalisée. (← sens de lecture japonais)


Le blog aura subi un relooking minimaliste et je reprends en main la mise en place de sa boutique en ligne !

Voilà pour les très grosses lignes. J’espère que 2017 sera une année beaucoup plus saine et productive.